Nouvelle-Zélande : only the best

La crème de la crème culinaire en Nouvelle-Zélande et des idées de cadeaux comestibles à rapporter de voyage.

Crédit photo: Xuxu pour Almamat(t)ers

Ce n’est un secret pour personne, si la Nouvelle-Zélande regorge de bons produits (agneau, fruits de mer, vins, kiwis, kumaras, fruits et légumes locaux et variés toute l’année), elle n’est pas particulièrement réputée pour sa gastronomie.

Les Maoris bien sûr sauvent la mise avec le hāngi et autres spécialités aussi goûteuses que fascinantes –mention spéciale à la cuisson géothermique et au maïs fermenté dans un cours d’eau kaanga wai.

Hélas, fidèles à leurs traditions, les anciennes colonies anglo-saxonnes ont le chic pour rendre minoritaire la culture des peuples dont le territoire a été envahi. Vous croiserez donc probablement moins de maïs fermenté que de bonnes grosses pies au gras trans, qui n’ont rien de particulièrement goûteux, original ni sophistiqué.

Les kiwis eux-mêmes sont bien en peine de citer plus de 2 ou 3 « fleurons » de leur patrimoine culinaire. En général, il s’agit des fameuses pies (des tourtières quoi), de la pavlova, des lolly cakes et des cheese rolls. Cette liste peut s’agrémenter de divers produits bruts (« c’est quoi la spécialité de ton pays ? – Heu… la moule ? – Bravo champion ») ou même industriels  (un peu comme si on citait le choco BN parmi les spécialités françaises).

Bref, après cette intro particulièrement aigrie, difficile d’enchaîner sur l’idée principale de ce billet… soit le constat incongru que j’ai dégusté en Nouvelle-Zélande certains des meilleurs plats/aliments de ma vie. Ouais, contre toute attente.

  1. Le Sauvignon blanc
Mon préféré: le Sauvignon blanc de Tohu wines

Bon, celui-là ne devrait surprendre personne : Aotearoa (« pays du long nuage blanc » en maori) est réputée pour l’excellence de ses vins, notamment liée à un environnement naturel particulièrement propice. Le vin blanc notamment est fabuleux, et le Sauvignon blanc tout spécialement est un nectar, amoureusement concocté dans les vignes du Marlborough. C’est simple, chaque nouvelle bouteille goûtée devenait instantanément notre préférée.

Pour rapporter ? Peter Yealands, un de nos vignobles favoris, a la bonne idée de proposer une bouteille plastifiée (sans danger pour le goût ni la santé, en plus de l’éthique respectueuse de l’environnement adoptée par l’entreprise), légère et pratique à emmener dans ses valises.

  1. Le chocolat
Oui, ceci est un kiwi de Pâques en chocolat. Prends ça, lapin ordinaire.

Ok ok, je viens de voir une flopée de Belges et quelques Suisses défaillir dans l’assistance. Rectifions : les chocolats fins ne sont certes peut-être pas aussi abondants ni diversifiés en Nouvelle-Zélande que dans certains pays réputés pour leur savoir-faire chocolaté. MAIS deux éléments se distinguent :

  • Le chocolat industriel de la bien-aimée marque Whittaker’s, qui a séduit absolument tout le monde, y compris mes parents chocophiles et mon oncle très snob qui n’achète le sien que chez un artisan normand semi-aveugle et pense que Léonidas est l’antichambre de la vulgarité.

Pour rapporter ? Allez-y pour les tablettes de la « Whittaker’s Artisan Collection » (mes préférés : au lait, poire et manuka ; noir au café de Wellington ; au lait, caramel et fleur de sel du Marlborough ; blanc à la pomme et vanille) et les mini « slabs » aux cacahuètes, aux amandes, hokey pokey, rocky road ou mes chouchous, les petits nouveaux Tweats à l’effigie d’animaux endémiques et fourrés d’éclats de bonbons qui pétillent en bouche. Délicieusement ludique et régressif.

  • Les œuvres d’art de la Wellington Chocolate Factory. Des tablettes raffinées, exquises et simplissimes à la fois, concoctées uniquement à partir des meilleures fèves et procédés (mention spéciale à leur tablette Bougainville « zéro émission » pour laquelle le cacao a été acheminé en fucking voilier). Du chocolat de hipster par excellence, sélect, confidentiel et hors de prix. Dégustez-le en cachette en laissant fondre chaque bouchée comme si c’était la dernière, ou offrez-le à quelqu’un que vous aimez vraiment beaucoup. Et si vous passez par Wellington, allez faire un tour directement en boutique/fabrique, ils préparent des chocolats chauds pas pires non plus.

Pour rapporter ? Selon votre budget, allez-y pour les plus célèbres et/ou les plus typiques, soit : la Salted Brittle Caramel Bar et la Great War Bar (toutes deux primées par Cuisine Magazine), la fameuse Bougainville Bar 70% zéro émission et la Samoa Bar (conçues à partir de fèves originaires d’îles du Pacifique). Remarquez, elles sont toutes alléchantes et de nouvelles sont sorties depuis mon départ de Wellington, donc vous faites bien ce que vous voulez.

  1. La tarte à la banane
Sweet as, mate. (Crédit photo: Xuxu pour Almamat(t)ers)

Le lendemain de notre atterrissage à Auckland, nous avons découvert par hasard un joyau nommé Federal Delicatessen à deux pas de la Sky Tower. Sans prétention, cet établissement se veut un hommage aux diners/delicatessens juifs nord-américains. C’est un peu comme chez Schwartz à Montréal mais en (beaucoup) moins malpropre et en plus aimable, si vous voulez. D’ailleurs, nous y sommes entrés à la base car mon absurde compagnon de voyage avait repéré une poutine sur la carte… J’ai instantanément adoré cet endroit, avec son côté vintage un peu kitsch, ses lumières tamisées, son menu simple, appétissant et original, ses options végétariennes/véganes (ok il y en a 2 mais elles sont excellentes). Tout brille comme un sou neuf et le personne y est adorable. Les plats étaient délicieux et charmants (oui, un plat peut-être charmant) mais le clou du spectacle, ce fut la banana & toffee pie with caramel popcorn. Un des meilleurs desserts de ma vie, et clairement la meilleure tarte à la banane de l’univers. Tous leurs desserts sont sublimes, mais cette tarte, cette tarte… J’y suis retournée le lendemain pour en reprendre et je serais prête à toutes les bassesses pour en avoir la recette.

Pour rapporter ? Prenez une carte de visite et, si vous connaissez des gens qui vont en Nouvelle-Zélande, assurez-vous qu’ils ne passent pas par Auckland sans aller goûter aux desserts et aux sandwiches du Federal Delicatessen. Encore une fois, c’est juste à côté de la Sky Tower, un incontournable touristique, donc ils n’ont pas grand-chose à perdre.

  1. Le fish & chips
Photo: Localist

Sans surprises, entre influences britanniques et océaniques, la Nouvelle-Zélande est le paradis du fish & chips. Ne tournez pas autour du pot : allez à la Mt Vic Chippery de Wellington, commandez au comptoir et laissez-vous emporter par un déferlement de panure croustillante, de chair fondante et floconneuse, de frites grosses comme le poing et de sauce tartare aussi acidulée qu’un rêve de marin-pêcheur ( ?!). Ne pas se fier aux apparences : le lieu ne paie pas de mine et a des allures de gargote cracra, mais tout y est d’une fraîcheur impeccable et les cuistots plongent un thermomètre au cœur du poisson pour s’assurer de sa cuisson parfaite (je sais pas pour vous, mais moi ça m’impressionne). N’hésitez pas à goûter aussi les moules vertes gratinées, selon l’arrivage.

Pour rapporter ? Idem, faites le coup de la carte de visite. Vous aurez une réputation de personne généreuse pleine de bons tuyaux, ou baveuse qui fait son intéressante, c’est selon.

  1. Le café
Crédit photo: Xuxu pour Almamat(t)ers

Les Kiwis se chamaillent avec les Aussies pour savoir qui le premier a inventé le fameux flat white, ce café composé d’une double dose d’expresso additionnée de mousse de lait (plus velouté mais aussi plus fort en café que le classique latte). Dans tous les cas, je suis prête à parier que Wellington, la capitale néo-zélandaise, n’a pas usurpé sa réputation de reine du café.

Jusque là, je buvais parfois du café comme les pré-adolescents crapotent des Marlboro menthol, en trouvant ça dégueulasse mais pour la beauté du geste et la promesse semi-trompeuse d’une sensation de volupté. (Exception faite du latte à la rose du Québec du café Candide à Montréal, le paradis en bouche). Mais à Wellington, j’ai véritablement découvert le plaisir du café (je sens qu’il va falloir causer saut à l’élastique et trekking dans un prochain billet pour rattraper ma réputation là). Mon gobelet vert en bambou de grano a écumé tous les soy et almond milk lattes de la ville ou presque, mes papilles se sont brûlées sur les trios de dégustation du Flight Coffee Hangar, revitaminées avec l’astucieux winter turmeric latte de Moore Wilson’s et ont ronronné grâce à l’exceptionnel pink latte végane et méga-santé du merveilleux café Tomboy.

Pour rapporter ? Un paquet de grains non-moulus à l’effigie de votre marque ou adresse favorite peut être chouette mais les fèves ne viennent jamais de Nouvelle-Zélande, c’est vraiment la préparation et l’atmosphère qui font tout le charme du café « local ». Donc à moins de rapporter un ou une barista, gâtez votre entourage avec une carte des meilleurs cafés à tester absolument, la recette du flat white ou encore une tasse à expresso à motifs de kiwis multicolores.

  1. La crème glacée
Crédit photo: Xuxu pour Almamat(t)ers

Il faut croire que les Néo-zélandais ont choisi de déployer tous leurs efforts culinaires dans la crème glacée : on en trouve une multitude de parfums, de marques et de déclinaisons, toutes plus inventives et succulentes les unes que les autres. Wooden Spoon, Kapiti, Tip Top… du plus chic au plus grand public, du 100% végane au bac multicolore plein de bonbons et de tourbillons de caramel, vous aurez largement le choix.  Mais notre coup de cœur ? Les créations de Rollickin’ Gelato à Christchurch. C’est d’abord l’histoire, racontée par un chauffeur de tramway, qui nous a séduits : Un ado passionné aurait commencé à fabriquer ses propres crèmes glacées pour les vendre sur un bout de trottoir après l’école, avant de connaître un tel succès qu’il a fini par pouvoir ouvrir un véritable commerce juste en face de son lieu de vente fétiche. Les crèmes glacées y sont somptueuses, fabriquées exclusivement à partir d’ingrédients biologiques et locaux, et n’oubliez pas de demander le petit supplément pour que l’intérieur de votre cornet biscuité maison soit enduit d’une exquise couche de chocolat noir. Mes parfums préférés à vie : menthe-chocolat (un rêve onctueux où l’on sent bien les brins de menthe fraîche finement hachée) et lemon lime bitters (faites-moi confiance, j’ai toujours jugé les gens qui choisissaient un bête sorbet au citron alors qu’ils pouvaient avoir du triple chocolat. Mais ce sorbet-là, c’est de la MAGIE.)

Pour rapporter ? Une photo de vous en train de lécher votre cornet dans les bras du gorille plus vrai que nature assis à l’entrée de la boutique. Ben quoi ? Ils sont lourds les gens, à toujours s’attendre à ce que vous leur rapportiez des trucs. Les voyages c’est fait pour découvrir, pas pour faire du shopping bordel.

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Kumara fries, what else?
(Crédit photo: Xuxu pour Almamat(t)ers)

Bon, la liste pourrait être encore longue : burgers, miel (manuka bien sûr), tisanes, décoctions de plantes, pâtisseries (vous n’êtes pas fan de doughnuts ? Goûtez ceux des adresses les plus réputées de Wellington et vous découvrirez la dimension onirique et orgasmique de ces petites boules de pâte frite moelleuses comme des nuages et fourrées à la crème de joie), cocktails, fromages (si si, essayez le cheddar vieilli fumé au bois de manuka et enveloppé dans de la cire, et on en reparle), sans oublier bien sûr certains restaurants internationaux qui rivalisent d’excellence pour tous les budgets.

Mais je ne veux pas trop vous faciliter la tâche non plus. Taillez votre propre route gastronomique à coups de mini-tourtes surgelées et de wraps décevants, bande de paresseux.

Pour nos adresses préférées à Wellington, allez lire notre billet à ce sujet.

 

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