Lecture gourmande

Souper mortel aux étuves Ce livre m’a été offert par mon père, passionné d’Histoire, en me disant : « Tu vas adorer. Tu découvriras la cuisine du Moyen-Âge et cela te permettra peut-être de te replonger dans la vie quotidienne de cette époque. » (Comprendre : ignare, toute l’énergie perdue durant ton enfance pour que tu ne te souviennes de rien). Souper mortel aux étuves raconte donc l’histoire de Constance, jeune femme, qui souhaite venger le meurtre de son mari assassiné dans une étuve mal famée. À cette fin, elle s’y fait embaucher comme cuisinière. Se mêlent alors joutes culinaires avec le cuisinier en chef et enquête pour retrouver les assassins de son mari. L’auteure, Michèle Barrière, historienne de la gastronomie, démontre tout son talent pour transporter ses lecteurs dans les cuisines du Moyen-âge en leur faisant découvrir ses parfums. Le monde culinaire, la vie quotidienne et l’atmosphère régnante dans différentes villes dont Bruges sont dépeintes avec exactitude. À la lecture de son récit, on peut aisément se représenter les tableaux de Pieter Bruegel. On y apprend que, durant cette période, la cuisine n’était pas aussi grasse que l’on l’imagine mais plutôt riche et imaginative, que la saveur acidulée était …

Coups de cœur #4

Quoi de mieux pour débuter votre fin de semaine que la lecture de nos coups de cœur hebdomadaire (en toute modestie bien entendu).

Est-ce la fin de la tendance FoodTech ?

Dans cet article, on s’interroge sur l’avenir du marché de la FoodTech à la suite des récentes fermetures après dépôts de bilan de start-ups telles que Take Eat Easy et Tok Tok Tok spécialisées dans la livraison de repas à domicile. Les auteurs nous expliquent les raisons pour lesquelles ces entreprises rencontrent de nombreux problèmes pour s’établir et ce, nonobstant un changement des attentes des consommateurs vers ces nouvelles tendances.

Yuka, l’application mobile [gratuite] qui évalue la qualité des aliments sur votre santé par leur étiquette

J’ai découvert Yuka en lisant un article du Sciences et Avenir. Cette application indépendante permettrait de classer rapidement les aliments selon leur impact sur notre santé en fonction de 3 critères en ordre d’importance : la qualité nutritionnelle (60 %), les additifs (20 %) et la dimension biologique (10%). Les informations sont obtenues en scannant le code barre des produits. Les indices les plus intéressants sont : les recommandations pour des produits de meilleure qualité lorsque nous scannons des produits médiocres ou mauvais pour la santé, l’évaluation de chaque produit sur une fiche reprenant les détails de sa composition et enfin, un classement par catégorie des meilleurs produits bénéfiques pour la santé.

Un point sur les protéines en poudre (en anglais)

Je ne consomme pas de protéines en poudre et je n’en ai à vrai dire jamais achetées. Afin d’assouvir la curiosité de mon père (ou la mienne), j’ai demandé à mon père de servir de cobaye lors d’un séjour à New York. Ma force de persuasion associée aux arguments avancés par le vendeur bodybuilder, aux airs de Gérard des filles d’à côté, dans un magasin sans charme aux étagères bondées de gros récipients en plastique contenant des poudres aux mille vertus, ont eu raison de son scepticisme. Scepticisme qui ne dura que peu car finalement mon père voulut seulement acheter une petite bouteille (la plus petite) tout en raflant à sa sortie tous les échantillons gratuits possibles. Pour la petite histoire, mon père n’a jamais ingurgité cette poudre (rebaptisé « truc dégueulasse d’Amerloques ») à son retour en Belgique et le pot traîne toujours dans l’armoire. Bref, la déesse du fitness, Kayla, fait le point dessus.

Un petit peu de frivolité en cuisine

Cet été vous avez sûrement vu sur la toile la brioche léopard  ou le gâteau invisible. Tous deux paraissent être insipides et mériteraient de figurer parmi les échecs de Pinterest. Tel un mouton de Panurge, je n’ai pu résister à cette mode. Ils seront donc au programme de ma semaine.

Coups de coeur #3

Kirby, Starfy et Pokemon vous manquent ? Saviez-vous que vous pouvez dorénavant les retrouver dans votre assiette aux  Kirby Café. Nintendo a ouvert au Japon sa première chaîne de restauration. Évidemment, tout est kawaii à souhait. Nous espérons qu’ils poursuivront leur stratégie implantation en Europe et au Canada afin que nous puissions également y goûter. Le beurre de peanuts/cacahuètes est arrivé à mes papilles lors de ma première année au Canada. Ma première impression fut assez décevante. Ma langue et mon palet se refusait à vouloir dealer avec ce nouvel aliment. Une impression d’étouffement long et lent se dégageait de ma bouche. Quelques années après, cet obstacle franchi, une extrême tendresse envahit désormais ma bouche. Et depuis, je ne puis résister à l’alchimie extraordinaire du beurre de cacahuètes et du chocolat. Cette recette de  White Chocolate Dipped, Peanut Butter Stuffed, Chocolate Cookies me paraît complètement dingue. En surfant sur la toile mon attention a été attirée sur ces Vegan Sloppy Joes. Nonobstant le fait qu’ils ont l’air délicieux et étant toujours à la recherche de recettes à base de lentilles, la préparation complète de ce plat ne prendrait que 30 minutes. Argument convaincant pour mitonner un souper de semaine. Last but not least, une excellente nouvelle : Xuxu s’est vu confier la …

Viva la vida – Frida Kahlo

 

Il y a une semaine, le glas de la fin de mon été a sonné avec la reprise des cours et les horaires de folie. Voici une des toiles qui incarne tout autant les longues journées d’été, les caresses brûlantes du soleil sur la peau que l’aptitude à pouvoir surmonter les obstacles de la vie.

Cette nature morte est célèbre car elle serait la dernière toile peinte par Frida Kahlo – 8 jours avant son décès le 13 juillet 1954. Bien qu’une polémique subsiste quant à la date exacte d’exécution de la toile, l’inscription « Viva la Vida » écrite sur son lit de mort en rouge sang apporte à cette toile toute sa puissance. Ce fruit devient dès lors le symbole de la célébration de la vie.

« Pourquoi voudrais-je des pieds puisque j’ai des ailes pour voler ?

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Frida Kahlo accompagnée de Chavela Vargas, 1945. Photo de Nicolas Muray. Courtesy Throckmorton Fine Art, New York.

 

 

Save

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Travail, pause déjeuner et autres curiosités

Dis-moi comment tu manges le midi, je te dirai qui tu ton entreprise est.

Derrière cette formule d’une platitude inouïe, se cache tout un univers sociologique aussi fascinant que peu exploré.

Où mangent les travailleurs ? Avec qui ? En combien de temps ? Et bien sûr, que mangent-ils ?

Les habitudes alimentaires des salariés (celles de nos collègues comme celles d’inconnus à travers le monde) piquent ma curiosité au plus haut point. Fait assez paradoxal vu que la cantine/cafétéria/cuisine d’entreprise a toujours représenté à mes yeux quelque chose comme l’antichambre de la dépression nerveuse.Continue reading

Coups de cœur #2

Deux recettes à tester cette semaine :

  • Le glaçage vegan au cream cheese, ici
  • Le pain Batboute, petit pain maghrébin à la semoule

Un site où flâner :

Deux livres à découvrir :

  • But I could never be vegan de Kristy Turner et son blogue Keepin’ It Kind
  • Frida’s Fiestas: Recipes and Reminiscences of Life with Frida Kahlo, la version originale espagnole s’intitulant Las fiestas de Diego y Frida (Diego ayant été omis dans l’édition américaine), écrit par la fille de Diego Riviera et de Lupe Marin, Guadalupe Rivera. Ce livre de recettes compile une centaine de plats traditionnels mexicains appréciés par le couple. Ils sont répertoriés en fonction des différents mois de l’année en correspondant aux différentes fêtes mexicaines. Une recette de Mole Poblano, sauce « molle » à napper sur des morceaux de dinde ou de poulet, est disponible également sur le site du Museo Frida Kahlo.

Les odeurs

Edward T. Hall, anthropologue étasunien, constatait dans La dimension cachée une perte de l’espace olfactif au profit des espaces  visuel et auditif. Voici la description qu’il faisait des États-Unis à l’époque. Une question me taraude l’Europe deviendrait-elle aussi une zone olfactivement neutre ?Continue reading

Une (longue) histoire de riz

Elle m’a appris à laver le riz.

Nous avions entre 14 et 16 ans, et nous étions dans la cuisine des grands-parents d’une camarade de classe. Ils nous l’avaient prêtée à l’occasion d’un buffet organisé par le lycée, où nous devions amener des plats sur un thème précis. J’ai oublié le thème et la date et le plat que mon groupe d’amis et moi avions choisi de préparer, mais je me souviens qu’il y avait bien sûr du riz.

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